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 [Les tueurs de Dieux] - Adaptation

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NarchOldo
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NarchOldo

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Date d'inscription : 07/12/2014
Localisation : Dans quelque chose d'humide et poreux... Une grotte il me semble.

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MessageSujet: [Les tueurs de Dieux] - Adaptation   [Les tueurs de Dieux] - Adaptation EmptyLun 29 Déc - 2:59

Notes:
 

L’avantage des campagnes des contreforts de Lothering, c’est qu’on y évite les unités d’éclaireurs, les formations de mercenaires, les templiers, les mages, les pillages, en somme, tous les inconvénients des zones prospères des terres de Ferelden.
Cette petite parcelle de campagne est une zone qui n’est ni riche, ni prospère, avec aucun fief, ni même aucun temple secret oublié qui pourrait attirer des aventuriers.
Aucun grand fleuve ne la traverse, aucune mine importante n’a été trouvée, et très peu de routes importantes permettent d’y circuler.

L’inconvénient, c’est que le peu de route qui existe regorge de brigands, de coupe jarret et autre bandes organisées sans foi ni loi. Et pour cause, peu de villages, aucune milice, cela amène un climat propice à des larcins faciles même si peu juteux, comme le paysans lambda n’est pas cossu.
C’est donc sur la petite route de gravier qui reliait la bourgade d’Unan à celle de Karlac, à la sortie d’une petite clairière débouchant sur une plaine verdoyante, qu’un paysan et son troupeau de gorets récemment acheté se retrouvait agressé par une bande de quatre malandrins.

-Je vais pas t’compter d’surprise, dit le premier brigand, surnommé La Tiraille par ces paires, un homme dont le torse nu mettait en avant son aspect maigrichon, de vilaines cicatrices mal recousues, et une épée en fer déjà bien usée, mais avec une lame asses large pour que son utilisateur puisse faire peur avec, c’est ton or, ou on te vide la bedaine comme un vulgaire poulet.
-J’aurais eu quelque chose que j’t’aurais rien donné, gamin, répondit le paysans un peu gêné mais sans pour autant céder à la peur, j’ai tout dépensé au marcher. Trouvez-vous un autre gars à fatiguer, j’suis fauché comme les blés.
-Gamin ? S’étranglât son interlocuteur. Y m’as appelé gamin, ce salopard, je vais…
-La ferme, La Tiraille, le coupa un grand gaillard avec une lance qui avait été autrefois un étendard templier, sans doute récupérée sur un champ de bataille. Tu vois bien qu’avec six cochons derrière lui, après l’heure du marché aux bêtes, il doit plus avoir un rond dans les fouilles.
-Et alors ? renchérit un autre, plus petit, les cheveux roux qui couvraient son crane de façon désordonnés, avec une masse en bois, et de gros bracelets en cuivre qui entouraient ces bras musclés. On va le laisser décarrer sans une obole ? Je passe pas une journée de plus à me faire chier derrière un bosquet sans qu’on y touche au moins une prune !
-Il a pas tort, Julius, déclarât La tiraille à celui qui lui avait coupé la parole. J’le laisse pas s’en aller après m’avoir traité, ce pécnaud ! J’vais le…
-On va lui prendre ces cochons.

Celui qui avait parlé était le dernier bandit, en retrait, vêtu d’une légère armure en cuir. Il était chauve, mais arborait une longue moustache noire et un tatouage tribal rouge sur son cuir chevelu luisant. Sa petite taille laissait penser à une lointaine  parenté nanique, mais il dépassait quand même le mètre soixante. Deux coutelas étaient fixés à sa ceinture dans des fourreaux en peau de loup. Il était assis sur un rocher, les bras croisé.

-Mais qu’est-ce qu’on va faire de six porcs ? demandât La Tiraille
-Ca ne s’échange pas dans un bordel, appuya le brigand de petite taille.
-Dans tous les cas, y’en a pas dans l’coin, lui répondit le grand Julius en haussant les épaules.
-On va en manger un au repaire, ce soir, continuât le chauve. Le reste, on le revendra.
-C’est loin d’être con, admis le petit.
-Contrairement à toi, raillait la Tiraille avant de prendre un crochet dans les côtes.
-Si vous pensez que j’vais vous laisser trois mois d’labeur vendu comme ça, déclarât le paysan en se positionnant d’un air protecteur devant ces cochons en brandissant son bâton, vous vous carrez l’doigt dans les mirettes. Vous z’autes, vous feriez moins les malins si les gens du roi Alistair était dans l’coin.

Les quatre brigands se mirent à rire aux éclats.

-Hé l’aut’ ! raillât La Tiraille en se tapant sur les cuisses. On est quatre, armés, et toi t’as qu’un bâton d’merde et t’es tout seul !
-En fait, il n’est pas tout seul.

Celui qui venait de parler était un étrange personnage, tout juste sorti de la clairière sans un bruit, si bien que la petite troupe et le paysan, trop occupés, ne l’avaient pas vu arriver. Il était capuchonné dans un accoutrement en cuir noir, et la poignée d’une épée dépassait de sa cape de voyage. On ne voyait de son visage qu’une légère barbe taillée, encadrant un visage taillé au couteau. Il tenait à la main un bâton de voyage dont l’extrémité usée attestait de la longue route qu’il avait déjà entrepris.

-Et c’est qui, lui ? demandât La Tiraille en s’avançant vers le nouveau venu. On l’a convié ? non ? alors qu’il fasse la queue, on le dépouillera quand ce sera son tour.
-Tu as mal choisit ton moment, étranger, l’apostropha Julius.
-Laissez-le partir et allez-vous-en, continuât l’étranger comme si le brigand maigrelet était transparent.
-Sinon quoi ? Hein ? continuât de couiner La Tiraille. Qu’est-ce que tu comptes faire ? Hein ? Nous faire « Bou ! », en espérant qu’on s’barre en courant.

L’étranger continuait d’avancer pour ce placer devant le paysan, sans tenir compte de la présence du bandit maigrelet qui par conséquence était au bord de la crise de rage.

-Hé connard, j’te cause !
-Tu pourrais répondre à notre camarade, étranger, concédât Julius.
-Il n’est malheureusement pas dans mes coutumes de m’adresser aux faibles dans ce genre de situation, mais plutôt aux chefs.
-Moi ? s’étranglât La Tiraille. Faible ?
-Il est de notoriété publique que celui qui parle le plus et fait le plus de bruit est le plus faible d’un groupe, acquiesça le nouveau venu. C’est un moyen de combler certains complexes.
Le brigand de petite taille éclatât de rire.
-Le vrai meneur, continuât l’étranger en s’adressant au guerrier chauve, c’est plutôt celui qui observe attentivement les situations et qui donne des ordres, je me trompe ?
-Tu ne te trompe pas, lui répondit ce dernier en se relevant. Cependant, malgré ces lacunes en retenue et en bienséance, La Tiraille n’as pas tort. A deux contre quatre les chiffres sont contre toi.
-Je dirais tout au plus à un contre deux, corrigea l’étranger.
-Tu sais pas compter, connard ? raillât le petit homme.
-Je ne prends pas en compte la personne que vous agressez. Il n’est pas un combattant, tout le monde en conviendra. Également, Aucun d’entre vous n’est un mage. Si j’élimine votre chef, votre moral va flancher. Et si je me charge du plus téméraire de ceux qui resteront, les deux derniers détaleront comme des lapins. Nous sommes donc bien à deux contre un.
-Un calcul correct, acquiesça le guerrier chauve en marchant vers son interlocuteur. Mais ton calcul omet des variantes.
-Lequel ? s’enquérir l’homme au capuchon.
-L’EFFET DE SURPRISE ! Hurlât le guerrier chauve, en profitant de sa position en aplomb pour bondir sur lui, une dague dans chaque main.

Au moment où son agresseur allait tomber sur lui, l’étranger fit un pas de côté, dégainant une épée longue à lame légère, lui faisant décrire un arc de cercle rapide d’un mouvement expert trahissant des années de maniement.
Le corps décapité de ce qui fut Ulgar le chauve, déserteur du Carta, brigand à la petite semaine et chef du son équipe de malandrin, s’écroulât par terre, la tête allant rouler au pied du paysan sous les yeux ébahis de ces comparses.

La Tiraille cherchât à venger son meneur en brandissant son épée, mais l’étranger lui projeta dans le front une dague équilibrée en acier qui le fit voler en arrière sous la puissance du choc, en émettant un bruit sourd lorsqu’elle se planta jusqu’à la garde dans son crâne.
Il s’étalât au sol au pied du dénommé Julius.

L’action avait duré une fraction de seconde.

-Hé ben nous on va faire comme vous avez dit, monseigneur, glapit le petit homme en déposant son arme au sol.
-Oui, un contre deux, pas plus, approuva le grand Julius en l’imitant, laissant tomber sa lance et levant les bras en signe de soumission.
-Cassez-vous, soupira l’étranger.
-Comment ?
-Bou !

Et les deux brigands détalèrent à toute jambe dans la clairière.
Le paysans, plus que reconnaissant, et tremblant encore un peu, se retournât vers son sauveur.

-Pour sûr que c’est les éléments qui vous ont mis sur ma route, Monseigneur ! Soyez bénit !
-Je me dirige vers Lothering pour rejoindre ensuite Golefalois, déclarât l’étranger comme si la scène qui s’était déroulée était un évènement anodin auquel il ne prêtait aucune importance. Pourriez-vous m’indiquer le chemin ?
-Oh c’est loin encore mais je vous indique quand même le trajet ! Et même que je vous invite me suivre, parce que j’vous paye le gîte et la mangeaille, ho ça oui ! Vous allez pas rester dehors une fois là-bas, La nuit est dangereuse par ici.
- C’est bien aimable de votre part, l’amis, déclara son sauveur en nettoyant son épée avec les feuilles d’un arbre. Toutefois, je tiens à vous avertir d’un détail.
-Oui da ?
-Votre cochon a commencé à manger le cou de ce cadavre, là. C’est une mauvaise habitude…
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