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 La prophétie dalatienne

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GirlSad37
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MessageSujet: La prophétie dalatienne   La prophétie dalatienne EmptyJeu 12 Fév - 23:07

Bonjour tout le monde !!
Alors voilà, l'histoire commence six mois après le départ de Solas (Fen'harel).
D'ailleurs celle-ci va le suivre et nous apprendre qu'est devenu notre Dieu Elfique après l'inquisition et comment il va essayer de récupérer la Dalatie, comment il va essayer de rassembler les elfes et quelques histoires qui n'ont jamais fait partie de DAI et que j'ai inventer et incorporé en plus Smile

Voilà voilà Very Happy


Dernière édition par GirlSad37 le Jeu 12 Fév - 23:28, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La prophétie dalatienne   La prophétie dalatienne EmptyJeu 12 Fév - 23:08

Fen’harel traversa l’eluvian et se retrouva dans un monde entre l’immatériel et le monde que tout le monde connait. Il se souvint du nom que Morrigan avait donné à cet endroit : la croisée des chemins. Cela le fit sourire. Elle ne pouvait bien entendu pas savoir quel était son vrai nom. Fen’harel regarda autour de lui et soupira. Une foule de questions submergea sa conscience : Comment faire pour aider son peuple aujourd’hui que l’orbe avait été détruite ? Comme faire pour reconstruire la Dalatie alors que celle-ci faisait maintenant partie de la nation d’Orlaïs ? Comment faire comprendre à son peuple qu’il avait besoin de lui ? Il n’était plus vraiment apprécié par ce dernier depuis que les histoires racontaient que c’était lui qui avait enfermé les autres Dieux Elfique dans l’au-delà. La réalité était bien plus complexe. La tristesse et son malaise le reprirent. Il savait qu’il avait fait une erreur et la culpabilité le tenaillait depuis presque un an. Il pensa soudain à l’inquisitrice Trevellyan. Elle devait se poser des questions sur son départ. Il aurait toujours un grand respect pour elle et ce qu’elle avait accomplis mais il lui en voulait d’avoir laissé l’orbe être détruite. Il se retourna et referma l’eluvian. Puis, se dirigea vers un autre de ces miroirs pour l’ouvrir à son tour. Celui-ci l’amènerait chez lui, dans ce magnifique temple qui avait été construit pour lui. C’était bien le seul endroit dans lequel il se sentait bien, il pouvait être lui-même. Le monde autour avait tant changé. Il traversa le second eluvian et le referma. Enfin chez lui. Depuis qu’il avait absorbé l’âme de cet archidémon, de cet « ancien Dieu », il ressentait constamment une présence et une puissance qu’il n’avait jamais ressentie jusque-là. Et ses rêves avaient changé, même si l’esprit de recherche l’aidait toujours lors de ses quêtes dans l’immatériel, tout était différent. Et cela le peinait d’avoir du tuer Mythal. Il l’appréciait énormément.

Il se dirigea finalement, après un long moment de réflexion, vers le fond du temple. Il y avait là une salle qui lui servait de laboratoire pour ses recherches sur les artefacts qu’il ramenait, de chambre car il dormait là dans un sac de couchage et de coffre-fort puisque tous ses objets de valeurs y étaient entreposés. Fen’harel sait pertinemment qu’il va devoir ressortir pour aller chercher d’autres artefacts, essayer d’en trouver un qui pourrait rivaliser avec son orbe.

Arrivé à la chambre, il regarde la pièce sombre, dépourvu de fenêtre. Après un long soupire, il décida enfin à faire l’inventaire des artefacts déjà trouvé. Il se mit donc au travail. Il savait pertinemment qu’il n’avait pas le choix, il devait aider son peuple. Malgré tout, il savait que les elfes lui en voudraient pour l’erreur qu’il avait commise. Donner l’orbe à Corypheus était la pire erreur de toute sa vie. Même si, avant cela, son attitude solitaire n’avait jamais été fort appréciée, il avait toujours tout fait pour aider son peuple. Ce peuple qui s’est finalement retourné contre lui, mais celui-ci ne saura jamais s’en sortir sans Fen’harel. Il faudra qu’il donne son maximum pour rassembler les Dalatiens et les elfes citadins coincés dans les bas cloîtres. Mais comment faire ? Peut-être lancer une rumeur qui les ferait venir à lui ? Il y avait toujours cette prophétie qui annonçait une jeune femme exceptionnelle et d’une beauté surnaturelle. Le Dieu Elfique était persuadé que ce n’était qu’une histoire que les elfes avait raconté pour se rassurer, que cette jeune femme n’existait pas et n’existerait jamais. C’était même peut-être une métaphore, en parlant donc d’une époque plus joyeuse, moins douloureuse et moins sombre.

Il s’appuya sur le bord d’une table et examina attentivement les artefacts posés sur celle-ci. Jamais aucun ne rivalisera avec l’orbe. La plupart ne fonctionnait même plus, comme si leur magie s’était épuisée. Certains n’étaient pas entiers, ils leur manquaient des pièces. Le seul artefact qui fonctionnait ne lui était d’aucune utilité. C’était un de ces artefacts que l’inquisition avait activé pour renforcer le voile à certains endroits, pour bloquer de nouvelles failles d’apparaître. Maintenant que l’inquisitrice s’était débarrassée de Corypheus, il n’y avait presque plus de failles dans Ferelden et Orlaïs. Fen’harel bassa la tête de découragement et ses épaules s’affaissèrent. Il lui faudra bien du courage pour les réunir, pour récupérer la Dalatie, pour que les vieilles rancunes soient oubliées, que ce soit la rancune des elfes envers lui-même ou que ce soit celles entre elfes et humains. Le loup implacable se ressaisit et se mit à préparer ses affaires pour aller faire des recherches dans les Tombes Emeraudes. Fen’harel espérait trouver quelque chose aujourd’hui. Cela faisait déjà six mois qu’il avait quitté l’inquisition, mais ces recherches étaient vraiment fastidieuses et, malheureusement, n’avaient pas été très payante jusqu’ici.

Son sac étant prêt, il refit le trajet dans l’autre sens pour retourner jusqu’à l’eluvian. Il l’ouvrit et traversa. À nouveau dans la croisée, il referma derrière lui. Il se mit en marche après avoir réfléchit un moment dans quelle direction aller. Etant entré dans l’inquisition après son réveil, ayant parcouru les routes avec l’inquisitrice et ses compagnons, il n’avait pas vraiment eu le temps de revenir ici mais c’était le seul endroit qui n’avait absolument pas changé. Même si plus personne n’empruntait cette voie, alors qu’à une époque, c’était les principales routes elfique, cette endroit était toujours aussi vide, aussi silencieux, il y avait toujours autant d’écho. Fen’harel appréciait beaucoup ces lieux, peut-être à cause de son tempérament solitaire.

Il arriva à l’eluvian et l’ouvrit sans aucunes difficultés. Un écho étrange le sortit soudain de ses rêveries et il hésita à traverser pour aller examiner d’où venait ce bruit mais il se ravisa et se précipita à travers l’eluvian. Il se hâta de refermer ce dernier. Il repensa au fait que Morrigan connaissait la croisée et qu’elle aurait pu être l’origine de cet écho. Autant ne pas jouer avec le feu. Cette sorcière était puissante et il ne voulait pas se frotter à elle. C’était la fille de Mythal, après tout.

Il se retourna donc et contempla les Tombes Emeraudes. Ces magnifiques arbres plantés il y a plus d’un millénaire, un pour chaque soldat elfe tombé durant la marche exaltée. Il commença à s’aventurer dans la forêt tout en prenant soin d’éviter les soldats de l’inquisition et les hommes de leur maître-espionne, Léliana ou connue aussi sous le nom de Sœur Rossignol. Toute la région était sous la « protection » de l’inquisition, mais on pourrait dire sous le contrôle, ce serait plus juste. Mais, malgré les nombreux campements, jamais personnes n’avaient trouvé l’eluvian qu'il venait de franchir, ni même certaines reliques elfiques importantes des environs. Fen’harel décida d’aller plus loin dans la région, près de la frontière de la Dirth, appelé ainsi par les elfes dalatiens. Là, se trouvait le plus d’artefact susceptible de l’intéresser. Il passa près d’une petite cavité et un mouvement à l’intérieur retint son attention. Il s’arrêta et scruta la pénombre. Il n’y avait plus aucuns mouvements. Il n’avait pourtant pas rêvé. Il se dirigea vers la grotte mais plus rien ne bougea. Fen’harel se dit qu’il pouvait toujours aller y jeter un coup d’œil, peut-être trouverait-il des artefacts mineurs, même si il se doutait qu’il n’en aurait pas. Mais cette grotte l’attirait, il ne savait pas pourquoi. Il pressentait qu’il y avait quelque chose d’intéressant à y voir.

Soudain, un grand loup blanc sortit de la tanière et gonfla le torse pour intimider l’intrus. Le Dieu Elfique n’avait jamais vu un loup d’une aussi grande taille et d’une beauté pareil. Celui-ci s’était mis en travers de l’entrée de la grotte pour lui barrer le passage. Fen’harel cru voir d’autres mouvements dans la tanière. Une meute de loup s’y était apparemment installée. Au moment où il allait reprendre sa route, il sentit une présence derrière lui. Il fit un pas sur sa droite et fit volteface, prêt à combattre. Ce qu’il découvrit le déstabilisa. Il était maintenant face à une personne portant un masque de loup en métal. Ce dernier était magnifique, il y avait de la dentelle collée sur les abords du masque et autour des yeux, de la dentelle bleue saphir. Cette personne portait une longue veste qui arrivait jusqu’au-dessous des genoux et une capuche avec de fausses oreilles de loup qui bougeaient comme des vraies. Aux mains, elle portait des gantelets de métal – certainement le même qui composait le masque – qui luisaient aux rayons du soleil qui arrivaient à se frayer un chemin dans le dense feuillage des arbres. Ces gantelets avaient pour finition des pointes à chaque doigt, cela faisait penser à des griffes. C’est alors que Fen’harel aperçut une poitrine en-dessous de la longue veste. C’était donc une femme, mais de quel âge, de quelle race ? Il se rendit du coup compte de sa taille extrêmement fine. Son regard descendit encore et se posa sur les pieds de l’inconnue, elle portait des bottes en métal – certainement toujours le même que le masque et les gantelets – qui montaient jusqu’à ces genoux. La seule chose que Fen’harel pouvait voir du physique de cette femme était ses yeux. Elle avait des yeux marron, presque noir. Ils étaient rieurs et il y avait plein de compassion et de gentillesse dans ces magnifiques yeux sombres. Le Dieu Elfique fit un pas en avant, étant fasciné par cette femme sortie de nulle part. C’est alors qu’un grognement le fit revenir à la réalité. D’où venait celui-ci ? Il avait complètement oublié le loup blanc, tant sa fascination l’avait accaparé. Il se retourna sur le loup et vit ses crocs, ses oreilles étaient plaquées sur son crâne et une crête commençait déjà à hérisser son dos. Regardant à nouveau la jeune femme, il se rendit compte que la situation avait l’air de l’amuser. Il vit dans son regard un air de défi. Alors Fen’harel fit un deuxième pas vers elle et les grognements devinrent plus fort. Faisant encore un pas, il vit l’inconnue lever la main en direction du magnifique loup, sans pour autant quitter des yeux l’homme qu’elle avait devant elle, et les grognements cessèrent soudainement. Était-elle la protégée de ce loup ? Était-elle plutôt leur maîtresse ? Pourquoi cachait-elle son visage derrière ce magnifique masque ?
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MessageSujet: Re: La prophétie dalatienne   La prophétie dalatienne EmptyDim 15 Fév - 17:00

- Qui êtes-vous ?

Ces mots firent sursauter Fen’harel. C’était une voix douce mais, ici, il n’y avait rien d’amical dans la question. Elle se voulait même menaçante. Peut-être pouvait-il lui expliquer qu’il voulait juste passer. Mais maintenant qu’il était là et qu’il avait fait les premiers pas vers elle, il ne pouvait certainement pas se soustraire à sa présence. D’ailleurs Fen’harel remarqua la jeunesse de la voix. Cette jeune femme ne devait pas avoir plus de 25 ans. Et elle le fascinait, il voulait savoir qui elle était.Il sentit quelque chose lui frôler la main et, en regardant ce que c’était, vit que c’était le loup blanc qui rejoignait l’inconnue. Ce dernier s’assit contre la jeune femme et secoua la tête de contentement.

Fen’harel réfléchit un moment : devait-il lui donner son vrai nom ? Non, tout le monde savait qui il était et elle prendrait peut-être peur ou le prendrait mal puisque « Fen » veut dire « loup » dans le langage elfique. Peut-être pourrait-il lui donner le nom qu’il portait dans l’inquisition, mais peut-être connaissait-elle le rapport entre les deux, avec les failles et tout ce qu’il s’était passé.

Il remarqua que la jeune fille commençait à s’impatienter. Solas ferait donc l’affaire, il l’espérait, tout du moins.

- Je m’appelle Solas et je suis un mage. Et vous ? demanda-t-il.

La jeune inconnue ricana. Fen’harel fronça les sourcils, croisa les bras et attendit une explication. Se moquait-elle du nom qu’il lui avait donné ? Du fait qu’il soit mage ?

- Fierté ? demanda-t-elle simplement, d’un air amusé

Le Dieu Elfique resta interdit. Elle connaissait le langage elfique ? Solas voulait en effet dire « Fierté » ou « se tenir debout ». Donc, était-ce une elfe, dalatienne peut-être ? Elle ne vivait surement pas avec ces loups depuis longtemps, alors. Aussi non, comment connaîtrait-elle l’elfique ? Elle devait certainement venir d’un quelconque clan dalatien, Fen’harel en était certain.

- En effet, cela veut dire « Fierté » ou…
- « Se tenir debout », l’interrompit la jeune fille, avec désinvolture.

Cela confirmait qu’elle connaissait bien le langage elfique. Mais elle n’avait toujours pas répondu à la question du Dieu Elfique. Qui était-elle ? Fen’harel insista donc :

- Et vous ? Vous êtes… ?
- … une louve, répondit-elle.

Fen’harel la dévisagea. Pensait-elle vraiment être une louve ? Ou ne voulait-elle juste pas répondre à la question ? Cela devait certainement être la deuxième option, elle ne pouvait pas se prendre réellement pour ce qu’elle disait être.

- Depuis combien de temps vivez-vous ici ? demanda le Dieu Elfique.
- Nous nous sommes installés ici il y a quelques mois, lui répondit-elle, tout en caressant la tête du grand loup blanc. Pourquoi           cette question ?
- Par curiosité. Et pourrais-je savoir votre nom ? Vous connaissez le mien, insista Fen’harel
- Je ne vous l’ai pas demandé, répliqua soudain la jeune fille sur un ton plus sec.

Le loup implacable fut surpris. Elle ne voulait donc pas dire qui elle était, ni même donner son nom. Il devrait donc avancer avec prudence pour en apprendre plus sur elle. Elle avait, en tous cas, l’air d’humeur changeante. Un moment, elle était joueuse et rieuse, et l’instant d’après, elle était sèche et menaçante. Décidément, cette jeune femme était vraiment particulière. Mais le Dieu Elfique ne se démonta pas pour autant.

- Non, c’est vrai, mais cela se fait lorsqu’on se présente à quelqu’un, dit-il d’une voix douce. Et lorsque quelqu’un s’est présenté, en règle générale, on attend de l’autre qu’il se présente également.

La jeune fille le regarda fixement dans les yeux et il y vit de la contrariété. C’est alors qu’il sentit quelque chose percuter ses mollets. Il se retourna et regarda à terre. C’était un jeune louveteau qui venait de foncer dans ses jambes. Il regarda de biais la jeune femme et le loup blanc, qui attendaient visiblement de voir ce que comptait faire Fen’harel. Celui-ci s’accroupit et tendit la main en direction du jeune loup. Le grand loup blanc grogna mais la jeune femme le fit taire en posant une main apaisante sur sa tête. Le Dieu Elfique en conclut qu’il avait l’autorisation de caresser le louveteau. Le pelage de ce dernier était d’un noir uniforme, sauf une tâche blanche sur son front. Et ses yeux étaient encore bleus, comme la plupart des loups dans leurs premiers mois. Celui-ci devait avoir minimum trois à quatre semaines. Un loup naît aveugle et sourd, avec les oreilles tombante, et il lui fallait deux semaines pour ouvrir les yeux et une semaine de plus pour que leurs oreilles se redressent. Deux semaines aussi pour qu’ils commencent à marcher et courir dans tous les sens. Ce louveteau avait les yeux déjà bien grand ouvert, les oreilles bien droites et courrait bel et bien, aussi non, il n’aurait jamais percuté Fen’harel. Ce dernier sourit et gratta le menton du jeune loup. Il se releva ensuite et regarda la jeune femme, toujours en souriant.

- Bellanaris, lança-t-elle soudain.
- Pardon ? demanda le loup implacable, surpris.
- Je m’appelle Bellanaris.
- « Eternité », dit Fen’harel avec un sourire de plus en plus large. C’est un très beau nom.

Bellanaris s’inclina légèrement, en signe de remerciement pour le compliment et lorsqu’elle se redressa, le Dieu Elfique vit ses yeux briller. Il avait apparemment assez gagné sa confiance pour qu’elle se confie enfin. Il remercia silencieusement le louveteau, qui était intervenu juste au bon moment.

- Et lui, dit Bellanaris en montrant le louveteau du doigt, c’est Tobias. Et elle – montrant cette fois le grand loup blanc – c’est ma mère, Laîka.
- Votre mère ? demanda-t-il avec le plus de tact possible.
- Oui, c’est elle qui m’a élévé.
- Comment avez-vous donc appris à parler le langage elfique ? demanda Fen’harel. Je vous croyais Dalatienne. Vous n’êtes donc pas une elfe ?

Le loup implacable se tut, se rendant compte de l’interrogatoire qu’il venait de faire. Peut-être avait-il été trop loin. Alors qu’il espérait qu’elle ne se referme pas et qu’elle ne lui en veuille pas de cet interrogatoire, Bellanaris éclata de rire. Un rire puissant et sincère. Cela faisait longtemps que le Dieu Elfique n’en avait plus entendu de pareil. Cela lui réchauffa un peu le cœur et le rassura quant à ses questions excessives. La jeune fille s’arrêta de rire et se reprit peu à peu.

- Du coup que je connais le langage des elfes, je suis forcément une elfe ? demanda-t-elle, d’un ton amusé. Je suis une louve, je vous l’ai déjà dit. D’ailleurs, les loups parlent elfique aussi. La langue n’est pas que pour les bipèdes.

Fen’harel ne savait pas quoi lui répondre. Prétendait-elle parler aux loups et qu’elle les comprenait en retour ? Était-elle vraiment saine d’esprit ? Peut-être pas, d’où ces changement d’humeur soudain. Le Dieu Elfique réfléchit : le nom de la jeune femme était, lui aussi, elfique et elle prétendait à nouveau être une louve. Et ce mot, « bipède », cela sonnait presque comme une insulte.

- Et votre nom ? demanda-t-il. Il est pourtant d’origine elfique, non ? Et vous êtes bipède aussi.
- Ma mère n’a pas choisi mon nom, commença à expliquer Bellanaris, il était brodé sur la couverture dans laquelle j’étais quand mère m’a trouvé. Et, oui, je suis bipède, mais je suis une louve, j’ai toujours vécu avec la meute, je fais partie de la meute.

La jeune fille se tint bien droite et fit comprendre qu’elle était sérieuse et que rien ne l’a ferait changer d’avis. Rien ne pouvait l’empêcher d’être une louve. Le loup implacable sourit. Devait-il vraiment croire qu’elle était folle ? Si elle avait toujours vécu avec des loups, cela était peut-être normal qu’elle soit persuadée d’être comme eux. Et puis, il ne pouvait pas trop se permettre de critiquer, il était un loup aussi aux yeux des elfes. Et il n’avait pas été sincère envers elle, il lui avait caché qui il était, alors qu’il avait tout fait pour qu’elle avoue qui, elle, elle était et qu’elle s’était finalement confiée avec une sincérité rare. Fen’harel soupira et fit un sourire las à la jeune fille. Celle-ci pencha la tête sur le côté, comme le ferait un loup ou un chien réfléchissant. Preuve qu’elle avait été réellement éduquée par cette louve. En parlant de la louve, il s’attarda un peu sur celle-ci. Il regarda ses yeux de plus près et se rendit compte que ce n’était sûrement pas une louve ordinaire. Que ce soit à cause de sa taille mais aussi cette lueur d’intelligence dans ses yeux.

- Bien, vous êtes une louve, lança-t-il. Mais pour votre mère, ce n’est pas une louve comme on en voit tous les jours. Elle est… spéciale. Je ne saurai dire pourquoi.

Bellanaris ne répondit rien. Cela signifiait-il qu’il avait raison ? Qu’il était, tout du moins, sur la bonne piste ? Cette femme était vraiment un mystère, un phénomène.
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